N° 1
Novembre 2009
La lettre d'information de Viral Productions
http://viral-prod.com
Le mot du président
C'est avec une certaine émotion que j'accueille la sortie de ce premier numéro de Contaminations. Elle signifie en effet que notre association a franchi une certaine étape. Non qu'elle ait démesurément grossi, elle a au contraire grandi, acquis de la cohérence. On a aujourd'hui le sentiment d'un ensemble de projets avançant de front. L'immense majorité des collectifs actifs produit, tourne, fait vivre en un mot. Tout cela se fait aussi avec le support de l'association, qui fournit de plus en plus de services. Mais le plus significatif en ce moment précis, c'est cette transversalité qui commence à se dégager. On a vu cette année, par la fréquentation supérieure à l'assemblée générale, par les réunions régulières du conseil d'administration et enfin par la mise en place des groupes de travail, Viral devenir un bout d'espace collectif, et ceci ne saurait me laisser indifférent. Contaminations, qui est produit par le groupe de travail « communication interne », est donc le magazine de l'association. On y parle majoritairement des réalisations des collectifs et des événéments marquants, mais je crois que tous les sujets y sont les bienvenus. Il est le contrepoint des informations au jour le jour qui circulent par le portail et les listes de diffusion, on y prend un peu plus son temps. D'ailleurs, il n'a pas de calendrier fixe, tout juste une date de parution :-) La prochaine fois, il sera sans doute question de ce qui a été fait récemment dans les studios. En tout cas, les micros ont bien chauffé cet été. Allez, bonnes contaminations. Georges ‘Joe’ Racinet une improvisation de travail. Progressivement, on s'est rendu compte que ça fonctionnait tous les deux ; musicalement, il y avait des accointances certaines. Il a fallu qu'on s'apprenne un peu l'un l'autre, pour voir ce qu'il était possible de faire. C'était vraiment très sérieux au départ, rigoureux. Progressivement, on a arrêté de faire ce travail-là, on a eu envie de faire... MP - On a essayé, on s'est jeté à l'eau, avec cette formation atypique, et on s'est dit « tiens, ça sonne pas si mal que ça ».
Interview d'Olivier Martin et Mickaël Péchaud, du collectif PrOpOse : extraits.
Création et débuts Mickaël Péchaud - On avait l'intention au départ de travailler un peu à deux sur un axe très technique, avant de se mettre à rechercher un bassiste. Olivier Martin - On a travaillé, les répétitions étaient extrêmement libres, mais l'improvisation est arrivée à ce moment-là,
Pourquoi le nom ? Ensemble - C'est pas nous qui l'avons choisi. OM - C'est Notre Cher Président qui l'a trouvé. Il a trouvé que dans mes propos revenait souvent le terme de « propose », le verbe proposer est quelque chose de récurrent. Comment procédez-vous ? MP - En général, il n'y a rien de préconçu. Ce qu'il peut y avoir, c'est une volonté d'orienter notre jeu dans une certaine direction. OM - Il y a une certaine modélisation quand même. On essaie d'orienter le travail, et l'écoute instantanée, pour essayer de construire des ambiances, qui inconsciemment sont sélectionnées par l'écoute de ce qu'on a pu faire avant. Ce qu'on a essayé de développer, c'est l'écoute. MP - C'est une musique difficile à écouter en même temps qu'on la joue. On a eu des surprises, dans les deux sens. OM - La seule obligation qu'on s'impose, c'est de ne rien s'imposer. Voilà. Le premier enregistrement date du 16 juin 2008. Depuis, on a enregistré toutes les séances, trois morceaux par séance. Il y a des formats instinctifs qui sont apparus. Par exemple les morceaux de Volume 1, qui reprennent l'intégralité de la séance du 1er décembre 2008. On a passé une étape, vers décembre 2008. Certaines personnes ont entendu les rushes, écoutent ça le matin pour se réveiller. Tant mieux ; que ce soit d'une certaine manière du easy listening, c'est parfait : la communication s'établit. Les critères de sélection pour un album MP - On garde tout, c'est simple. OM - Et on regarde tout. Mais on ne sélectionne pas tout. Les critères sont assez simples à décrire : pour que ce soit écoutable, il faut qu'il y ait un discours construit : cohérence rythmique, conservation rythmique, une qualité d'exécution... MP - On a aussi parfois des critiques constructives de gens qui assistent à nos enregistrements, et nous permettent de voir
un peu plus clair. Une approche intellectuelle de l'improvisation ? MP - Ça dépend de ce que tu appelles intellectuel. Dans ce que j'utilise, il y a tout un tas de choses que j'ai digérées, mais qui sont issues d'une approche très théorique. OM - Ça dépend où on situe le cœur. Je vois ça comme une conversation. MP - Il y a des passages où on est dans la recherche, ça m'arrive de me demander comment je vais redémarrer sur autre chose, mais je raisonne toujours plus en termes d'impression sonore, de climat. OM - Sachant qu'il n'y a aucune communication, on ne se regarde pas. On essaie de développer des choses qui sont plutôt liées à l'instinct, en fait. Le cœur, plus que l'intellect. On fait ça pour le plaisir, c'est important. Pourriez-vous rejouer les morceaux du premier album ? Ensemble - Non. OM - C'est pas le but. C'est surtout pas le but. Non, on ne pourrait pas les rejouer. Mais on peut reconnaître le style, les propos avancés au cours de la conversation... Chaque morceau a bien des caractéristiques identifiables. Les titres des morceaux MP - On a sur l'album des morceaux qui ont des titres, mais apposés a posteriori, par l'impression qu'on en a à la réécoute. Je ne les connais pas par leur nom, les morceaux, d'ailleurs. Ça n'a pas d'importance, en fait. OM - On se dit "Ça, faut l'immortaliser", mais l'appeler par le nom du fichier qui sort de la machine, c'est pas très sexy. Est-ce que c'est du jazz ? OM - Le jazz est une musique improvisée, mais pas entièrement improvisée, dans cette mesure-là, l'idée vient du jazz, on en joue tous les deux d'ailleurs. MP - Le jazz contemporain s'est considérablement ouvert, ça me paraît difficile de se classer en-dehors ou dedans.
Les références MP - Je suis certainement influencé par tout ce que j'ai écouté, mais j'avais pas vraiment d'idée précise de comment je voulais que ça sonne. Le son qu'on a acquis s'est formé naturellement au fil des répètes. À quand le prochain album ? MP - On a déjà des pistes qui font de bonnes candidates pour un Volume 2. OM - Si on voulait, on pourrait faire un Volume à chaque répète, mais c'est pas le but non plus. Les critères vont être de plus en plus exigeants. Les concerts ? OM - Mickaël a très envie de faire des concerts, envie que je partage. MP - Il y a des contraintes matérielles importantes. OM - On fait un set, en gros, quarante-cinq minutes c'est vraiment le maximum. C'est extrêmement éprouvant. MP - Ce serait quand même une satisfaction, j'aime beaucoup jouer de la musique devant des gens. OM - En plus, c'est le principe de la musique improvisée. Déjà, l'immortalisation sur un CD, ça pervertit un peu le truc. C'est une musique qui est instantanée et volatile. Retrouvez l'interview complète en version sonore sur le portail : https://viral-prod.com/sections/interne/association/newsletter/interview-propose
Il faut sauver le Président Joe
Pas de panique, au-delà du clin d’œil il n’y pas mort d’homme à l’horizon. Mais l’association Viral Prod lance à chacun de ses membres un véritable appel à solidarité en faveur de son Président, Georges Racinet. Avait-il investi dans les subprimes ? Avait-il, au terme d’une nuit d’ivresse, parié toutes ses économies que Bill Gates déciderait avant la fin de l’année 2008 de renoncer à tous ses droits dans le domaine informatique ? Non, mais plus modestement il décida il y a quelques temps de fonder un collectif, Viral Prod, dans lequel nous sommes tous bien heureux de figurer. Ca ne lui a pas coûté le prix d’une OPA sauvage sur Microsoft, mais toutes proportions gardées les frais de lancement du projet, des investissements nécessaires pour que techniquement ce collectif soit plus qu’une belle idée, tout cela a creusé une petite dette que l’association doit toujours à son cher Président. D’un simple point de vue comptable, ce n’est pas ce qu’on fait de mieux, et Joe ayant par ailleurs le défaut d’être très engagé et plutôt sympathique, ça n’arrange rien. Le CA de Viral a donc décidé de lancer une souscription, un appel à contribution solidaire, dont le montant se fera en fonction des moyens des uns et des autres. Pour ce faire, plusieurs moyens : • les maîtres informaticiens de Viral devraient sous peu mettre en place sur le site un bouton « contribution libre » et, pour ceux qui s’en sentent les moyens, un formulaire pré-rempli pour une contribution de 50 € ; • l’envoi d’un chèque à l’ordre de Viral, à son siège social, chez son président. Alors, comme dans nos lectures d’enfant : « Un pour tous, tous pour un ! » Le CA
Brèves, annonces, carnet
Le portail, outil de communication Des mécanismes de publication directe du portail vers les différents réseaux sociaux (MySpace, etc.) sont toujours en cours d'élaboration, mais en attendant, le portail Viral est toujours là pour recevoir tous vos documents et annonces. Si vous vous sentez dépassés, n'hésitez pas à vous manifester : des séminaires de formation pourraient être organisés. Formation aux techniques de son Dans le même ordre d'idées, il a été suggéré en réunion du CA d'organiser une formation aux techniques d'ingénierie du son : tous les volontaires potentiels peuvent se signaler. Sondage Avez-vous déjà utilisé ou utilisez-vous régulièrement Twitter pour vos annonces musicales ? S'il était possible de relayer automatiquement vos messages Twitter musicaux sur le portail Viral, ou de twitter depuis le portail, seriez-vous intéressés ? Seriez-vous prêt à vous y mettre ? Les Groupes de travail Communication interne et Diffusion Web attendent vos réponses (voir la liste des suspects sur le portail, lien Annuaires dans la colonne de gauche). Viral libertaire L'enregistrement de l'émission Symbiose diffusée sur Radio libertaire, et dont Viral était l'invité, est toujours disponible aux adresses suivantes : https://viral-prod.com/sections/actualites/emission-symbiose-viral ou http://www.onirik.net/symbiose/symbiose-25.mp3, pour ceux qui voudraient rattraper leur retard. Pour ceux qui auraient oublié, ou les petits nouveaux, Symbiose se consacre au monde du libre en général, et c'est parce que Viral produit de la musique libre que nous avions été ainsi mis à l'honneur par cette émission et son responsable et animateur David. Nous avions pu passer plusieurs morceaux tirés du catalogue Viral au cours de l'émission, en plus des discussions sur les origines, les objectifs, les membres et les envies derrière Viral Productions. Parutions Le nouvel album de PrOpOse, Volume 2, vient d'être rendu disponible au public, après un long et douloureux travail de mixage. Hâtons-nous d'aller l'écouter et le télécharger dans l'espace de publication du collectif sur le site Viral ! De son côté, le collectif Ressources Humaines s'apprête à sortir son premier album, Sensible à la casse, qui vient grossir la liste des albums produits par Viral. Plus d'information dans le prochain numéro de Contaminations...
Contaminations : pour tous les contenus
La lettre d'information qu'est Contaminations a pour vocation d'accueillir toutes les nouvelles des collectifs de Viral Productions : annonces de concerts, sessions d'enregistrement, sorties d'albums, représentations... N'hésitez pas à nous faire part de tout contenu que vous voudriez y voir apparaître, par exemple par mail à comm.interne@viral-prod.com !